La Transhimalayenne [Tibet]
Géographie

Le TIBET ou REGION AUTONOME DU TIBET, intégrée au sein de la République Populaire de chine depuis 1959 a pour capitale Lhassa. La rudesse extrême de son climat et des conditions de vie dans les petits villages reculés en font un pays hors du temps et la proximité des sommets des géants himalayens, une planète vertigineuse.

LE TIBET

D’une superficie de 1 220 000 km2 est un immense plateau de 4500m d’altitude de moyenne, traversé par de grands fleuves dont le Brahmapoutre que nous remonterons sur plusieurs étapes et qui prend sa source tout près du Kailash.
Sa frontière sud est commune avec celle du Népal, de l’Inde (Sikkim), du Bhoutan et du Ladakh à l’ouest.
Les ¾ de cette région environ sont situés à plus de 3500m d’altitude. Sa population est estimée à 2,5 millions d’habitants.
Sa capitale Lhassa, siège jadis des Dalaï Lama, est la plus haute du monde à 3658m. Entourée de nombreux sommets culminant tous entre 4500 et 5500m, sa vieille ville, au centre, en constitue le pôle historique et religieux.
Le quartier du Barkhor, un des lieux de pèlerinage le plus populaire du Tibet, entoure le célèbre temple du Jokhang *. Les pèlerins en font inlassablement le tour dans le sens des aiguilles d’une montre.
De la ville de Lhassa se dégage une atmosphère très particulière qui ne laisse personne insensible. Elle compte à ce jour environ 200 000 habitants.
Le Potala*, ancienne demeure du Dalaï Lama est classé au patrimoine mondial par l’UNESCO. Avec son palais blanc et son palais rouge, il incarne l’union du pouvoir spirituel et du pouvoir temporel.
Le Jokhang et le Potala seront l’objet de nos visites à Lhassa.
La deuxième ville importante du Tibet est Shigatze, située à 350 km plus à l’ouest, au confluent du Brahmapoutre et de la rivière Nyangchu.
La région de Shigatze, qui signifie « terre fertile », est le grenier du Tibet, les cultures du riz et du blé y sont intensives. Shigatze est aussi le siège du Panchen Lama qui est l’un des deux chefs religieux du Tibet avec l’abbé du monastère de Tashi Lhunpo, que nous visiterons.
Le climat du Tibet est certainement le plus rude du monde avec de très basses températures en hiver d’octobre à Mai. La température moyenne du nord du Tibet est inférieure à 0° durant cette saison. Seuls les mois de juin, juillet et août permettent de visiter le Tibet avec des conditions climatiques très agréables.(20 a 35°). On peut compter au Tibet 80° d’écart de température entre l’hiver et l’été dans une même région.
La quasi totalité des tibétains est bouddhiste et fervent pratiquant. Moins de 5% sont musulmans. Si ceux-ci doivent au moins une fois dans leur vie se rendre à la Mecque, chaque bouddhiste ou hindouiste doit, lui, faire le long voyage vers le mont Kailash pour en faire le tour.

L’EVEREST

L’Everest, en tibétain Chomolungma, en népalais Sagarmatha, est le point culminant de la terre à 8848 m.
Sa face nord, versant tibétain, est haute de 3000m.
Il tient son nom non pas de son 1er ascensionniste, Edmund Hillary accompagné du sherpa Tensing Norgay en 1953, mais du géologue et géographe britannique qui en mesura l’altitude avec précision : Sir Everest.
Convoité par tous les alpinistes, il aurait peut être été gravi par le versant Tibet en 1924 par Georges Mallory et Andrew Irwine qui disparurent lors de la descente.
On estime que 14000 alpinistes ont tenté son ascension avec moins de 4000 succès.
Devant cette sur fréquentation et la pollution de la montagne (matériel, bouteilles d’oxygène et déchets de toute sorte…) fut crée en 1976 le parc national de Sagarmatha ayant pour mission, entre autre, de résoudre ce problème …le succès de cette entreprise n’est toujours pas convaincant et en 2011, une expédition internationale aura pour but non pas le sommet mais le nettoyage du col sud à 8000m d’altitude.
Les deux premiers français ayant réussi l’ascension de l’Everest versant Népal sont Pierre MAZEAU et le guide de Chamonix Jean AFANASSIEF.
Un sherpa népalais a, lui, le record du nombre d’ascensions….20 fois (la dernière en 2009)
Le chemin d’accès au camp de base passe devant le monastère de Rongbuk à 5000m d’altitude.
Notre groupe dormira au camp de base à l’issue de l’étape 4.
Vue imprenable sur ce géant himalayen !

LE KAILASH

Comme le Cervin dans les alpes valaisannes, le Kailash (6714m) avec ses 4 arêtes et ses 4 faces est la montagne parfaite. Son ascension est interdite car il est considéré comme la demeure des dieux. Elle reste donc du domaine du rêve : c’est sans doute ce qui renforce l’ambiance particulière qui règne sur le « Kora » (tour du Kailash).
Cette cime glacée et sacrée est le rendez vous de tous les bouddhistes, hindouistes et jaïns qui en font le tour, inlassablement. Le parcours est jalonné de nombreux sites de prière, de monastères, de chortens.
Le but, pour tous ces pèlerins, est d’effectuer ce pèlerinage 13 fois afin de pouvoir atteindre le Nirvana et d’avoir accès à un autre parcours sacré situé au sein massif, au pied même de la face sud du Kailash.
Pour les hindous, le sommet du Kailash est le trône de Shiva et pour les tibétains, qui l’appellent Tise, il est l’axe du monde.
Les 20000 fidèles qui tournent chaque année autour du Kailash dans le sens des aiguilles d’une montre viennent du Tibet, du Népal, du Ladakh, du Bhoutan, de Mongolie, de l’Inde…et du monde entier pour les touristes en quête d’une expérience unique.
Le point culminant du « Kora » (le tour du Kailash) se situe au passage du col Dolma La à 5680m lors du 2ème jour du trek. Le spectacle est inoubliable, vertigineux. Des milliers de drapeaux à prière multicolores flottent au le vent au pied de la face nord du Kailash et des langues de glaciers nous font face, témoins imperturbables de tant de passages.
L’épreuve de la haute altitude, des 58 km, et des conditions climatiques qui peuvent être sévères, ne viennent pas à bout de la ferveur de tous ces pèlerins dont la plupart sont totalement inexpérimentés. Certains fidèles sont extrêmement rapides et peuvent le réaliser en moins de 10h, tout en psalmodiant des chants religieux.
Lorsque les caravanes de yaks, lourdement chargés, franchissent ce col mythique, les images se bousculent et la réalité, fragilisée par ce décor gigantesque, presqu’irréel, semble tout droit sortie du film « Himalaya enfance d’un chef » dont nous serions tous les acteurs.
Le retour vers Dharcen est une longue descente par le lac glaciaire Thukpe Dzingbu ou « lac de la compassion » dont la plaque de glace qui flotte à sa surface scintille au soleil.
Si les tibétains se contentent d’en boire son eau, les hindouistes viennent s’y baigner…à 5500m.

Le pèlerinage est clôturé par le tour du lac sacré, le lac Manasarovar, dans lequel furent dispersées une partie des cendres du Mahatma Gandhi. Il est dominé au sud par les 7728m du Mont Gurla Mandhata . Nous profiterons également de ce spectacle grandiose !

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