![]() |
Transhimalayenne 2000 (Népal) |
![]()

du 26 mai au 13 juin 2000
édition 99 |
édition 2001 |
édition 2003 |
édition 2005
![]()
PHOTOS
![]() ascension du Kampa La |
![]() bivouac à 4600 m |
![]() au camp de base de l'Everest |
![]() concentration avant le départ |
![]() groupe NED au Lalung La |
![]() Joël et Pierre le long du Bramapoutre |
![]() Kathmandu : Durbar Square |
![]() Lhassa : Le Jotang |
![]() vallée du camp de base de l'Everest |
![]() population accueillante
|
![]() Potala à Lhassa
|
![]() Valérie : retour au camp de base |
![]()
Récit
Tashi delé succède à Namasté !
Une transition de moins de deux heures, superbe vol par-dessus l'HIMALAYA et nous voici à LHASSA.
Echarpes blanches, embrassades, larges sourires de nos amis tibétains...après une année de séparation.
L'entrée au Tibet est parfois une simple formalité lorsque l'on a la chance d'avoir des collaborateurs de qualité à KATHMANDU.
C'est notre cas. MANDALA TREKKING, c'est Jérôme EDOU, français installé à KATHMANDU depuis plus de dix ans, mais c'est aussi une solide équipe
népalaise...parlant français, Bhim, Akal, Tanka.
Une acclimatation nécessaire...la sagesse.
LHASSA, ville mystérieuse, ville aux deux visages, l'un tibétain, l'autre
chinois, nous accueille pour 3 jours de visite...et d'acclimatation.
3600 m n'est pas très élevé mais les organismes non accoutumés à l'altitude
éprouvent quelques difficultés.
Les escaliers de l'hôtel YAK : Nicole en 1999...s'en souvient encore !
Le POTALA, le JOKANG, le Temple de DREPUNG, haut lieux du bouddhisme sont les points forts de LHASSA. Mais que de
questions chez chacun d'entre nous sur cette présence chinoise, ces caméras qui ne laissent pas d'angle mort...et ces
affichettes nous annonçant le coût pour prendre les photos.
A n'en pas douter, le Tibet est en marche...vers la Chine.
L'altitude.....toujours l'altitude.
Le KAMPA LA à 5050 m, premier test pour les organismes, est atteint sans
grande difficulté, hormis quelques maux de tête. Ne sommes nous pas plus haut que
"notre" célèbre Mont Blanc ? ...et le bivouac de la veille à 4700 m après une montée de
800 m de dénivelée depuis la vallée du Brahmapoutre a quelque peu "secoué"
les organismes de bon nombre d'entre nous.
Une descente superbe sur une piste facile, puis 40 km somptueux le long du Yamrok lake et nous traversons NAGARTZEE, petit
village d'un autre temps, blotti au pied du KARO LA, notre prochain col.
Nos tibétains, comme l'an passé, installent le campement au bord de la rivière, face aux sommets enneigés qui culminent déjà à 7000 m environ.
Toilette en tenue d'Eve ou d'Adam, rapide car l'eau est fraîche, un repas copieux et une nuit bien méritée.
KARO LA...les glaciers et la grande forme.
La forme est ascendante. Bernard et Joël retrouvent leur allant habituel, le
mal de tête disparaissant.
La montée du KARO LA, longue, raide sur les cinq derniers kilomètres est splendide et les pauses photos sont aussi le prétexte
pour récupérer (c'est le cas pour votre serviteur).
La longue descente sur GYANTSE, facile, nous fait apprécier l'immensité des hauts plateaux tibétains. Les premiers yacks sont là, leurs cornes ornées de laine rouge, les maîtres et le symbole des lieux.
Nos deux étapes d'environ 60 km le long du Brahmapoutre, loin de la piste
principale, sont des moments inoubliables bien que la piste soit détériorée par les pluies de l'hiver.
Les bivouacs sont l'occasion de rencontrer les enfants auxquels nous offrons des souvenirs.
"Dalaï Lama ! Dalaï Lama !" nous lancent au passage les paysans occupés aux travaux de la terre. Ils nous réclament tout
simplement des photos de leur chef spirituel...que nous n'avons pas !
Marilyn et Françoise ponctuent chaque étape de nombreuses pauses photos.
RONGBUK...monastère du bout du monde.
Madeleine, derrière sa caméra, n'oubliera pas son passage au monastère de
RONGBUK. Les moines (des vrais !) l'invitent à filmer à l'intérieur ! moment exceptionnel que l'on ne peut vivre que dans ces lieux hors du temps, isolé.
Lorsqu'elle leur montre ensuite les images réalisées sur le petit écran de contrôle, leurs visages s'illuminent et l'on devine la joie
qui les anime.
Le lendemain matin, il est 7 heures lorsque nous montons lentement vers le camp de base de l'Everest (CHOMOLONGMA en tibétain).
Chacun à son rythme parvient au pied du géant de l'Himalaya. L'émotion est
forte, très forte, trop forte parfois et je décèle les larmes de joie sur les
visages.
Hédi et Valérie posent devant la face nord, face vertigineuse de 3000 m que mes amis du GMHM de Chamonix ont gravie, jusqu'à 150 m du sommet, il y a
quelques années.
Les souvenirs se bousculent et je pense soudainement très fort à mon ami Pierre ROYER, cinéaste et guide, disparu plus à l'est, au Kangchenjunga.
Alex, en grande forme, est le premier à se décider à quitter ce camp de base dont nous avons tous rêvé.
Chaque année, l'instant est aussi fort. Magie de la montagne, euphorie de
l'altitude !
L'entrée au Népal, le Pont de l'Amitié.
Le retour sur le Népal passe inévitablement par la fantomatique bourgade de NIALAM et les autocollants du Raid Gauloises nous rappellent leur passage. Village chinois, tibétain...et tout le reste.
NIALAM est indescriptible, il faut y coucher une nuit...mais une seule suffit !
ZANGMU, dernier village tibétain est coupé par les réparations. La route est à présent cimentée afin d'échapper au fleuve de boue qui suit la rue principale. Nous engageons 20 sherpas qui transportent tous les bagages jusqu'en aval du village, par de petits raccourcis où le moindre faux peut être fatal.
Le Pont de l'Amitié est là ! Namaste ! Le passage d'un monde à l'autre. Les visages souriants des policiers népalais nous accueillent.
Tashi nous a quittée, Tanka prend le relais. KATHMANDU n'est qu'à cinq heures de bus, la pression tombe et Madeleine, Manou et moi-même, organisateurs de N.E.D., avons la sensation du travail réussi.
Nous sommes déjà en route vers la 3° TRANSHIMALAYENNE.
![]()
Participants à la 2ème TRANSHIMALAYENNE :
...Et l'encadrement de NED : Madeleine et Serge MOREL, Emmanuelle TISSIER et Tanka NUANANG, notre guide sherpa népalais.